2. La mission en Afrique

Foi, obéissance et dépendance à Dieu

L’appel missionnaire (1938)

En 1938, un poste de missionnaire doit être créé au Tchad avec une personne francophone.
Albert n’a aucune attirance personnelle pour la mission à l’étranger, mais Dieu l’appelle, il en est sûr.
Il n’y a pas encore de mission française au Tchad.
Arrivé en Afrique avec 1 euro 50 dans la poche, il vivra toute sa vie par la foi, ainsi que Jeanne Luc, qui est également missionnaire et compte uniquement sur Dieu.

Mariage et engagement commun

Des sentiments profonds les rapprochent. Ils se marient sans tarder et leur voyage de noces est aussi leur première tournée d’évangélisation.
Albert Burkhardt sera missionnaire, mais aussi chef de travaux pour construire sa maison et la chapelle et père d’une nombreuse famille.

Une famille missionnaire

Marianne, Jacqueline et Élisabeth (Betty) sont déjà nées sous le soleil de l’Afrique.
Paul et Paulette, des jumeaux sont arrivés, ainsi que Janine, qui est née en Centrafrique, où Albert doit remplacer le directeur de l’école biblique de Crampel.
Jean-Pierre naîtra 1 an plus tard en Suisse.

Réveil spirituel en Centrafrique

L’équipe missionnaire fait à Crampel en Centrafrique, l’expérience du baptême dans le Saint-Esprit.
Chacun est convaincu de péché à nouveau, reçoit la joie du salut de Dieu, de son pardon.
Un grand réveil éclate en Centrafrique. Un millier de personnes se réunit dans la chapelle pour louer et adorer Dieu.

Mission auprès des Hadjaraïs

Albert a maintenant à cœur la tribu des Hadjaraïs (région de Bitkine) au nord-est du Tchad, qui n’a jamais entendu parler de Jésus.
Les voies d’accès sont impraticables pendant la saison des pluies. Il part seul, à cheval, et évangélise tous les villages au cours d’une tournée de 1000 kilomètres.
Il revient chercher sa famille et ils s’installent dans deux cases, construites en un seul jour par les habitants du village.
Les enfants seront environnés de dangers : panthère, python, rochers escarpés… mais ils ont appris à compter sur Dieu et n’ont jamais eu peur.

La puissance de Dieu à l’œuvre

Au milieu des Hadjaraïs, Dieu montrait sa puissance.
En réponse à la prière, il apportait la pluie dans ce pays de sécheresse et de famine, alors que les villageois sacrifiaient en vain poulets et chèvres.
Albert apprendra l’arabe tchadien, le sara et l’hadjaraïs, il traduit la Bible et continue ses tournées à cheval.
L’évangile pénètre petit à petit, et les villages s’attroupent autour du « blanc », lorsque le chef va chercher son tam-tam pour le rassemblement.
Mais les croyances de cette tribu sont conditionnées par l’animisme et les nouveaux convertis au christianisme sont soumis à des pressions.